Bonjour,
je m’appelle Sarah, j’ai 24 ans et je
suis insomniaque. Je dirais même que je souffre de Jet Lag 24h/24.
Irritabilité, cernes, poches, migraines sont mon quotidien, voici mon
récit de grande insomniaque.
Je vous rassure, vous êtes bien sur un blog beauté et
pourtant, c’est bien de repos et de sommeil dont nous allons parler aujourd’hui.
Figurez-vous que le sommeil est étroitement lié avec la thématique beauté,
j’avais donc très envie d’aborder ce mal qui nous ronge et nous défigure :
l’insomnie.
Ici
vous n’entendrez pas : "Lève toi tôt 3 jours de suite et tu verras que
tu vas finir par te recaler et dormir" Non
monsieur, un ou une insomniaque est capable de ne pas dormir pendant des
jours et des
jours malheureusement. Je ne vous ferai donc pas la morale, je vais
tenter de vous aider en vous racontant mon expérience avec l'insomnie
et en détaillant comment je lutte au quotidien contre cette
maladie. Pour moi, c’en est clairement une.
J’ai remarqué qu’avec mes copines de la blogo
et du web en général (instagramettes je vous salue), nous échangions souvent
des tips contre l’insomnie. Thé, homéopathie… chacun y va de son petit conseil.
En terme d’insomnie je crois que je reviens de loin. J’ai tout essayé, en terme
de méthode douce, et malheureusement rien n’a fonctionné à part trois petites
merveilles qui ont changé ma vie. Attention, les médicaments dont je vais
parler sont en libre service et je ne parlerai pas ici de prescriptions. Tout
simplement parce que cela est interdit.
Tout d’abord, sachez qu’il y a deux types
d’insomniaque :
- Celui qui se réveille en pleine nuit et ne parvient plus du tout à se rendormir (cas numéro 1)
- Celui qui met des heures avant de trouver Morphée et qui se retourne et rumine pendant des heures pour finalement tomber de fatigue vers 4h (cas numéro 2)
Ici, on parlera du deuxième profil, celui que je connais bien puisqu'il me concerne. Un problème d'endormissement. Une insomnie
résultant d’un grand stress et/ou d’angoisses. Et oui, sous mes
airs de fille souriante je suis en questionnement perpétuelle et la nuit
est le moment où je réfléchis le plus. Je suis persuadée que nous sommes nombreuses
dans ce cas et il était de mon devoir d’apporter des réponses à cette plaie
générationnelle.
Je suis ce qu'on appelle une insomniaque chronique. C'est à dire que cela dure depuis des années. A contrario il y a des insomnies transitoires, qui se règlent plus facilement. Lorsque l'heure fatidique du coucher arrive, je trouve systématiquement quelque
chose de "primordial" à faire : ranger ma chambre, écrire une liste de
choses à effectuer le lendemain pour me rassurer, laver la cuisine (quoique), consulter
toute la TL d'instagram, monter une vidéo vite vite, écrire cet
article... bref, il y a bien plus intéressant à faire que de dormir non ? Pour moi
dormir c'est une petite mort et une grande perte de temps. Je repousse
donc toujours à plus tard l'heure du coucher.
Pendant des années je ne me rendais pas
forcément compte que j’étais insomniaque. A l’époque d’MSN (Kassdédi à la
génération 90) je me couchais déjà à 2H en ayant cours le lendemain au collège.
Là encore c’était gérable. Mais finalement, j’ai toujours été décalée, autant
que je me souvienne.
Ensuite, j’ai eu un travail et là c’était plus
compliqué de ne pas être en forme. Dans le monde des grands la performance est de rigueur. J’ai commencé à remarquer que dès que
j’avais un événement important (réunion avec le boss ou autres) j’étais
incapable de me détendre et de trouver le sommeil. Nuit blanche sur nuit blanche... Je suis donc depuis
toujours, une grande stressée. Finalement, j’ai essayé de trouver des
solutions, d’adapter ma vie, mon travail, à cet "handicap". J’ai donc en partie pour cela décider de ne
plus avoir des horaires de bureaux et de travailler depuis chez moi en construisant ma petite entreprise. Là encore
c’était un leurre. Cela n’a fait que conforter et accentuer cette spirale infernale puisque je n'avais pas concrètement l'obligation de me lever tôt.
Du coup, je m’endormais à 4h et me levait à 12h pour commencer ma journée de
travail. Bad mood et problème de concentration étaient au rendez-vous.
Résultat, je finissais par travailler même la
nuit, j’étais éreintée et pas forcément au max de mes capacités.
Pendant des mois j’ai souffert de migraines,
d’oreilles qui se bouchaient pendant des jours. La tête pleine de pression et
très lourde. Bref l’horreur. J’en ai parlé à mon père Kiné, qui m’a envoyé vers
une amie docteur en pharmacie qui m’a grandement aidé et qui a cerné mon type
d’insomnie. Voici comment j'ai lutté et comment je lutte encore contre cette plaie. Des solutions à appliquer au quotidien pour venir au bout de vos nuits blanches.
- une cure de magnésium (bio) pour m’attaquer à la source du problème : l’anxiété et le stress. J’en prends trois fois par jour et cela permet d’arriver détendu à l’heure du coucher. C’est top !
- Un cocktail de plantes (valériane, Passiflore, Lavande, Tilleul, Dolomite…)
- Mais surtout, je prends de la mélatonine, molécule du sommeil qui me permet de retrouver un cycle normal. En gros, ce médicament est prescrit en cas de jet lag pendant un voyage par exemple et permet de réduire le temps d'endormissement. Cependant, il peut être utilisé pour recaler une personne. Sans aller à New York, je peux donc me sentir Jet laguée... Well well.
Bien entendu, ces 3 médicaments ne serviront (presque) à rien si vous
n’adoptez pas une certaine « hygiène de vie » à savoir :
- Dormir dans un environnement calme ou utiliser des boules quies en cire naturelle (ceux en mousses ne valent rien et s’enlèvent dans la nuit en plus de faire mal)
- Ranger et nettoyer son espace dodo (par exemple, je dors plus paisiblement dans un hôtel...)
- Ne pas utiliser son lit pour autre chose que dormir (ne pas manger dessus, travailler etc…), votre literie doit être exclusivement réservée au repos.
- Trouver des astuces pour rendre agréable le moment du coucher : bougies, huiles essentielles de lavande, fleur d’oranger sur l’oreiller.
- Ritualiser le coucher. Je m'explique : Notre cerveau a ses petites habitudes et il assimile souvent un geste à l’endormissement, j’ai une amie qui s’endort dès qu'elle a placé ses boules quies (veinarde). Vous devez donc préparer votre coucher avec par exemple toujours le même processus : de la lecture, un bain, une boisson chaude...
- Evitez les repas copieux le soir et ne mangez plus rien quelques heures avant le coucher. La digestion difficile perturbe le sommeil.
- Pas de sport après 17h
- Evitez l'alcool et les boissons excitantes le soir (Team Coca Zero ADIOS)
- Coupez TOUS les écrans 1 à 2h avant de se coucher. Je pense que c’est le point le plus compliqué à mettre en place puisque nous sommes toutes et tous de grands addicts aux social networks en tout genre, le pire pour moi étant instagram qui envoie tout plein d'images au cerveau et perturbe forcément le sommeil. Je dois scroller toute ma Timeline avant de pouvoir dormir. Et c’est également la première chose que je fais au réveil. Or la lumière des écrans empêche de dormir. Mettez votre appareil loin de vous, c'est la seule solution quand on est des junky du réseau social.
Si vous mettez tout cela en pratique, vous viendrez surement à bout de : vos problèmes de concentration, la perte de mémoire, l'irritabilité, les cernes, les poches, les migraines, la prise de poid, le vieillissement prématuré de la peau, la dépression... alors ce n'est pas rien ! On s'y met ensemble ?
J’espère
que ces astuces vous aideront à vous
aussi trouver le repos. C’est tellement primordial pour notre vie de
tous les
jours. On a beau chercher des crèmes miracles, 8h de sommeil (à
condition de s’endormir
avant minuit) c’est tellement suffisant et réparateur. De plus, j'ai pu
constater que les jours où je dors à des horaires normaux et
suffisamment longtemps, je me lève avec beaucoup plus d'énergie et je me
sens joyeuse.
Au delà des aspects superficiels que le
sommeil nous apporte en terme de beauté, personnellement c’est allé beaucoup plus loin,
en terme de santé et c’est pourquoi il faut absolument tirer la sonnette d’alarme.
Je trouve qu’on en parle très peu et pourtant… dormir c’est la vie !
Certaines
études prouvent d’ailleurs que nous
avons plus de pensées suicidaires quand on ne dort pas assez, que le
manque de sommeil est à la source de certains cancers et même
d'hallucinations. Bref, l’insomnie
c’est la plaie du 21ème siècle et on en viendra à bout ! Parole
de Sooz.
Bon courage à tous et surtout n’hésitez pas à poser
toutes vos questions en commentaire et à ajouter vos propres conseils, je ne
suis évidemment pas parole d’évangile et je ne suis pas doc non plus, je parle juste de
vécu.
Allez, au dodo l’asticot.


